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Yanick Lahens à la lumière de tante Résia

Avec tante Résia et son antithèse, sa soeur Gracieuse Dalmé, jeune mère réfugiée dans l’austérité de la foi, il semble que Yanick Lahens tente de nous livrer l’essence de la femme haïtienne, c’est-à-dire ce qu’elle a de plus remarquable. Angélique, Joyeuse et leur mère, personnages de son roman La couleur de l’aube, semblent d’ailleurs être une recombinaison des caractéristiques féminines portées par Résia et Gracieuse, dans une trinité qui, peut-être, affine cette image de l’Haïtienne.

Si demain

Tu ne liras jamais cette lettre, toi, mon grand chant d’égarement. Mon refrain à dérégler la pluie. Je t’écris comme tentative à conjurer l’absence, ton absence. Et pour garder intacte le souvenir de ton rire sur ma chemise. Si je ne suis qu’un homme raté, passé à côté de lui-même, à n’aimer qu’en silence et grognement, c’est parce que j’ai tout donné une fois, une nuit, à une femme au visage de toutes les réponses du monde. Je t’écris pour au moins ne jamais manqué de rendez-vous avec mon coeur, aimer comme on aime le poison qui nous tue. Lentement.  A toi, toi, inconnue Caïmitte, d’un jour, d’une nuit, d’un bar, d’une musique, de baiser volé à la lune et du coeur qui souffre à toujours. Toi, mon éponge vocabulaire à sécher la parole bavarde des gestes timides.

« En tant qu’écrivaine, je suis toujours dans une intentionnalité féministe » : Mélissa Beralus

Mélissa Beralus est l’une des nouvelles voix féminines de la littérature haïtienne. Elle fait partie d’une génération d’écrivaines qui questionne l’histoire littéraire haïtienne pour y saisir la place consacrée aux … Continuer la lecture de « En tant qu’écrivaine, je suis toujours dans une intentionnalité féministe » : Mélissa Beralus

« Créer dangereusement, pour ceux qui lisent dangereusement. Voilà ce qu’a toujours signifié pour moi être écrivain. » : Edwidge Danticat

Partiellement autobiographique, cet essai entretient également un rapport constant avec l’histoire : la guerre de l’indépendance haïtienne, l’occupation américaine d’Haïti de 1915 à 1934, la période sombre de la dictature des Duvalier, l’exécution brutale de Marcel Numa et Louis Drouin par Papa Doc, le coup d’état militaire de 1991  (incluant le lynchage de Alerte Belance par des militaires) , l’assassinat de Jean Léopold Dominique en l’an 2000, l’attaque terroriste sur les tours jumelles à New York , le coup d’état de 2004, l’ouragan Katrina et la tempête tropicale Jeanne et le tremblement de terre de 2010.

Le Temps Littéraire lance quatre semaines d’activités autour des œuvres des auteures haïtiennes

À partir de ce lundi 8 mars 2021, Le Temps Littéraire lance une série d’activités autour des œuvres et de la vie de certaines auteures de la littérature haïtienne d’ici et d’ailleurs. Des portraits, des interviews, des comptes-rendus de lecture, des partages de texte de ces étoiles de la littérature haïtienne seront présentés périodiquement durant les quatre prochaines semaines (du 8 mars au 2 avril) selon les rubriques habituelles du magazine et de certaines nouveautés.