Accéder au contenu principal

Catégorie Notes de lecture

Yanick Lahens à la lumière de tante Résia

Avec tante Résia et son antithèse, sa soeur Gracieuse Dalmé, jeune mère réfugiée dans l’austérité de la foi, il semble que Yanick Lahens tente de nous livrer l’essence de la femme haïtienne, c’est-à-dire ce qu’elle a de plus remarquable. Angélique, Joyeuse et leur mère, personnages de son roman La couleur de l’aube, semblent d’ailleurs être une recombinaison des caractéristiques féminines portées par Résia et Gracieuse, dans une trinité qui, peut-être, affine cette image de l’Haïtienne.

« Créer dangereusement, pour ceux qui lisent dangereusement. Voilà ce qu’a toujours signifié pour moi être écrivain. » : Edwidge Danticat

Partiellement autobiographique, cet essai entretient également un rapport constant avec l’histoire : la guerre de l’indépendance haïtienne, l’occupation américaine d’Haïti de 1915 à 1934, la période sombre de la dictature des Duvalier, l’exécution brutale de Marcel Numa et Louis Drouin par Papa Doc, le coup d’état militaire de 1991  (incluant le lynchage de Alerte Belance par des militaires) , l’assassinat de Jean Léopold Dominique en l’an 2000, l’attaque terroriste sur les tours jumelles à New York , le coup d’état de 2004, l’ouragan Katrina et la tempête tropicale Jeanne et le tremblement de terre de 2010.