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Mais les balles ne savent pas lire…

L’écrivain Jonel Juste rend hommage dans un poème brulant et d’une grande force à la poétesse Farah-Martine Lhérisson lâchement assassinée dans la nuit du 15 juin 2020 en sa résidence à Péguy-Ville.

CP : Wilbert FORTUNÉ

Mais les balles ne savent pas lire

Elles n’ont pas connu les chants d’étoile

Ni croqué les épis gorgés de soleil

Ni vogué sur les bateaux ivres

On les dit aveugles

Les balles assassines

Elles sont aussi ignorantes

Sans foi ni loi

Sans feu ni lieu

Itinéraire zéro

Elles ne connaissent pas les poètes

Elles ignorent la poésie

Les balles ne savent pas lire

Ceux qui les délèguent non plus

Adieu Farah-Martine

Puisses-tu emporter avec toi la rumeur des pluies éternelles

Jonel Juste
Jonel Juste

Journaliste, poète et nouvelliste, Jonel Juste est né à Port-au-Prince le 2 octobre 1980.

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