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7 livres à lire pour la fête des mères

Arthur Rimbaud disait dans Les étrennes des orphelins qu’un enfant sans mère, c’est comme un nid sans plumes, sans chaleur. Une façon de donner à la mère sa place prépondérante dans la construction de l’humain et de ses pratiques. Il reste un long chemin jusqu’au respect total de ses êtres qui sont avant tout des femmes que nous invisibilisons dans nos sociétés. La production écrite du monde recèle un certain nombre de textes qui parle de leurs conditions et de nos souvenirs de leur amour inconditionnel. Aujourd’hui, 31 mai 2020, voici une sélection de 7 livres intéressants à lire en cette période de fête compliquée par la Covid-19.

Montage de photos realisé par Wilbert FORTUNÉ
  • La dot de Sara de Marie Célie Agnant

A la demande de sa fille qui va avoir un enfant, Marianna quitte son pays pour Montréal. Venue passer quatre mois, elle finit par s’y établir. Entre les souvenirs qui sans cesse la ramènent chez elle aux Mombins et la complicité qui la lie chaque jour davantage à Sara, sa petite-fille, Marianna tente de vivre dans deux mondes, celui de son enfance et celui de sa vieillesse.

Nous ne sommes pas tous doués de l’équilibre nécessaire pour cheminer sur deux routes à la fois. Selon moi, il faut laisser au coeur le soin de définir son propre pays. Sara aura vingt ans bientôt. Dans quel pays naîtront tes arrière-petits-enfants? Peut-être là-bas, peut-être ailleurs, mais plus sûrement ici. Notre pays devrait être la terre où l’on se sent le mieux. La terre qui reconnaît le bruit de nos pas, dirais-tu (1)

  • Le château de ma mère de Marcel Pagnol

Récit romantico-familial, Pagnol narre la mort de sa mère quelques années après des vacances de rêve. La mort de sa mère sera suivie par celle de son frère et celle de son ami tombé au front pendant la première guerre mondiale.

  • Un feminisme décolonial de Françoise Vergès

Dans le débat public, être décolonial est une infamie. Dans les universités, dans les partis de gauche et d’extrême gauche, les syndicats, les associations féministes, partout on traque une « pensée décoloniale » infiltrée et funeste pour le vivre-ensemble.

Dans ce livre, Françoise Vergès élucide l’objet du scandale. Le féminisme décolonial révèle les impensés de la bonne conscience blanche ; il se situe du point de vue des femmes racisées : celles qui, travailleuses domestiques, nettoient le monde ; il dénonce un capitalisme foncièrement racial et patriarcal.

Ces pages incisives proposent un autre récit du féminisme et posent toutes les questions qui fâchent : quelles alliances avec les femmes blanches ? Quelle solidarité avec les hommes racisés ? Quelles sont les premières vies menacées par le capitalisme racial ? Pourquoi les néofascismes s’attaquent-ils aux femmes racisées ?

Ce livre est une invitation à renouer avec la puissance utopique du féminisme, c’est-à-dire avec un imaginaire à même de porter une transformation radicale de la société. (2)

  • Agase Lesperans de Trouillot

Une conteuse marche et raconte des histoires partout; une fille de dix-huit ans, bourgeoise des montagnes qui ne sait que faire de sa vie; une jeune femme travaillant dans le salon d’une morgue, son obsession est de protéger la liberté la vie d’une petite sœur laissée sous sa responsabilité. Trois femmes qui, apparemment, n’ont rien à voir entre elles : Agase Lesperans, Valeri, Jowàn. Trois femmes, trois destins qui se croiseront sur le boulevard Jean Jacques Dessalines. (3)

  • Le livre de ma mère d’Albert Cohen

Roman autobiographique, Le livre de ma mère est un hommage douloureux à sa mère disparue, le récit offre un témoignage sur la majesté de « l’amour maternel » reçu depuis l’enfance. Le récit a la particularité de placer le personnage maternel au cœur de l’autobiographie. (4)

  • Nous sommes tous des féministes de Chimamanda Ngozi Adichie

Dans un texte très court, Chimamanda Ngozi Adichie aborde le sujet controversé du féminisme avec lucidité, éloquence et humour. (5)

  • Une évidence d’Agnès Martin-Lugand

Reine mène une vie heureuse qu’elle partage entre son fils de dix-sept ans et un métier passionnant.

Une vie parfaite si elle n’était construite sur un mensonge qui, révélé, pourrait bien faire voler son bonheur en éclats… (6)

Wilbert FORTUNÉ

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