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Lettre à ma fleur de passiflore

Cela fait plusieurs minutes que j’assiste aux premières lueurs du jour qui apparaissent à l’horizon. Il est peut-être six heures du matin. Le vent se lève doucement avec un air frais devant moi, balayant les feuilles des cerisiers et de l’avocatier. J’entends les aboiements des chiens, le cri lointain d’un coq et le souffle du vent. Je suis debout en face d’une fenêtre. Je sens une odeur particulière, une odeur de menthe qui embaume l’air.

Credit Photo : Wilbert FORTUNÉ

C’est de là que je t’écris à voix basse. Pour te dire qu’il y a encore un matin. Ce matin s’en va par la fenêtre, et le soleil va venir pour rencontrer l’élégante fumée de ma cigarette.

Je suis dans une solitude démesurée,
Une solitude qui dépasse la mer des caraïbes.
Personne n’a ni égard, ni patience pour moi, sauf la nuit.
La nuit, quand la musique des étoiles fusionnent avec la voix de Nina Simone, Billie Holiday, Maria Callas, Sarah Vaughan, Mélissa Laveaux, dans ma chambre.
La nuit quand le vent de la mer apporte l’odeur poussiéreuse de tes pieds.
La nuit quand je vois toute la pluralité de l’univers dans tes seins.
La nuit quand les camélias portent ton visage et ton nom.
Aujourd’hui encore, le jour s’annonce avec une multitude d’espoirs
L’espoir qu’un jour nous nous regarderons dans les yeux
Pour réinventer nos désirs dans la fraîcheur du matin
Une chose que tu aimes
Réinventer nos désirs dans la fraîcheur du matin
La dernière fois
Nos désirs avaient reculé
La venue du soleil
Ce matin-là, je me suis réveillé avec le portrait de ton ombre dans ma tête
Ton ombre qui m’éclaire depuis que je t’ai rencontrée.
Tu me manques, encore aujourd’hui.

Ricot Marc Sony

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