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L’amour confiné

Les mots servent de médium pour parler et décrire nos émotions, lourdes et pesantes, volatiles et jubilatoires, foudroyantes et salvatrices. Quelles qu’elles soient, nous essayons de nous soigner par l’écriture et la lecture de ce que le monde et la vie peuvent offrir. Comme l’amour, un sujet intarissable qui prend l’humain par les tripes et le met à nu même en période de pandémie. Nous vous invitons à lire ces textes qui portent à l’âme un coup de massue, un vent de désir de distances et de manques.


L’être humain, muselé, bâillonné, humilié

La beauté défraichie, mise à l’écart, confinée

L’éclat des beaux yeux  éteint, plus de petits coucous

Plus de sourire exposant les dents blanches tentantes et aphrodisiaques de nos belles femmes haïtiennes aux lèvres charnues et exquises

Plus d’haleine qui nous fait bander jusqu’à se déchirer les braguettes, libérer les pantalettes en quête de la vraie vie d’antan…

La vie se meurt, d’isolement, les touchées deviennent des armes, des épines

Les mamelons meurent de soif de  salives ensorceleuses.

C’est fichu !

La chaleur de nos cuisses  se refroidit, perd de sa vigueur

Nos ivresses et nos caresses se raréfient, disparaissent

L’amour est en lambeaux, l’amour nous hait, l’amour nous fuit, mais on sait qu’il est là.

Antoine Nérilus (Nerilio Makandal)

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