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Billet d’humeur sur la littérature # 1

Depuis quelques temps, je rumine l’idée de faire quelques billets d’humeur sur la littérature, mes lectures et mes échanges. Avec tous les doutes qui m’assaillent, j’ai toujours remis à plus tard l’écriture de ces mémos si l’on peut ainsi dire. Une discussion m’a permis de comprendre que je n’étais pas le seul à trouver que les discours et lieux de la littérature étaient soient trop restreints soient trop futiles. Je parle de vrais discours, je parle de vrais travaux de saisie des sens en construction dans le sphère haïtien de la littérature, le peu qu’il y en a est en partie fait par des chercheurs étrangers ou des expatriés.

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Il faut remarquer une certaine tendance de nos jeunes littéraires (j’ai 22 ans et je parle des jeunes littéraires, excusez l’audace) à se désintéresser (totalement) des débats publics, à ne point s’organiser comme corps social. Tout serait dans leur œuvre. Je n’aime pas cette vision des choses mais je la respecte (à ma manière). Je tiens tout de même à dire mon appréciation de Grégory Alexandre qui sort de ce schéma, il organise, en dehors de sa fiction, un discours sur la littérature de son temps, des auteurs qui marquent son parcours d’écrivain et prend part à des débats, voire il engueule ceux qui trahissent la littérature par leur ramassis de mots lugubres.

Je n’ai aucune prétention à dicter des règles de la littérature mais je reste perplexe quand on me présente un texte obscur pour de la poésie. Comme quoi l’incompréhension du texte (même par l’auteur quand on le questionne) serait toute l’ingéniosité de l’auteur-e. Encore, écrire en créole est une garantie de faire un texte de bonne facture. Dany Laferrière préconisait d’avoir de bonnes fesses pour faire le métier d’écrivain, certains semblent avoir beaucoup plus d’attraits pour les bars, la facilité et les femmes. Heureusement qu’il y a Mackenzy Orcel (qui ne cesse de produire un travail lumineux et vivifiant), James Noël (en attendant qu’il regagne sa toute puissance), Evains Wêche (trop discret pour une plume aussi savoureuse), Jean Billy Mondésir (serait-il l’auteur d’un roman), Magdalée Brunache (un talent caché), Lovely Fifi, etc..Je reste peu satisfait de mon travail quand je vois leur production, ces graines qui nous donnent des fruits exquis… En attendant de revoir naître les complicités réelles autour d’une volonté d’écrire le réel dans une subjective collectivité, je reprends mes lectures poussiérées mais toutes vivantes de Zweig, Dostoïevski, Trouillot, Lahens, Victor, Yourcenar et j’en passe.

David Antenor

Le Temps Littéraire Tout afficher

Magazine d'art, de littérature et des idées

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