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Prix RFI-Théâtre 2019 : deux haïtiens parmi les présélectionnés

Cette sixième édition du Prix RFI-THÉÂTRE donne lieu à la présélection de deux jeunes haïtiens : Ducarmel Alcius et Jean D’Amérique. Deux jeunes écrivains qui nen finissent pas de projeter leur voix à travers un travail sur une réalité macabre qui tend à se normaliser.Le prix sera remis le 29 septembre à Limoges, dans le cadre des « Francophonies – Des écritures à la scène ».

Source Photo : Montage RFI

Après Julien Mabiala Bissila, Hala Moughanie, Hakim Bah, Edouard Elvis Bvouma et Sedjro Giovanni Houansou, la machine est lancée pour savoir qui, cette année, aura marqué le mieux les esprits par son style, son sujet et le regard sous lequel il présente ce sujet. Cette année, le concours a réuni plus de 200 textes de 20 pays avec une grande majorité venant de l’Afrique. Le comité note qu’il y a jusqu’ici très peu de participation féminine.

Parmi le foisonnement de textes lus, le comité du prix a décelé une velléité à produire des pièces qui font vivre toute une communauté en mettant en scène de nombreux personnages. Ce sont des personnages qui vivent des situations dramatiques, des enfants (en particulier les filles) maltraités, abandonnés, enfants des rues et même enfants soldats, lit-on sur le site de RFI. Les textes retenus ont été sélectionnés en tenant compte de la cohérence de leur construction et à leur puissance dramatique. C’est leur capacité à allier le politique et l’art qui a poussé le comité à faire choix de leur texte dans cette présélection. Nous vous proposons la présentation faite sur le site RFI des textes de Ducarmel Alcius et Jean D’Amérique sélectionnés avec en prévisions de vous faire découvrir ces deux auteurs sous peu.

Des fous en apothicaires étales, Ducarmel Alcius (Haïti)

Sur une place, à côté d’un cimetière. Trois fous vêtus de blouses de médecin et trois folles, avec des poupées dans les bras. Nuit. Il y a aussi Marx, Mona Lisa, et une Faiseuse de rêves. Se racontent misère, viols, meurtres. Marx nomme le premier fou venu chef d’État… Et pourquoi les chiens aboient-ils dans ce lieu improbable où l’on tue bêtes et jeunes rebelles ? Un tohu-bohu macabre où règnent dérision et humour.

Cathédrale des cochons, Jean D’Amerique (Haïti)

Un homme est enfermé dans une cellule depuis six mois. Dehors la révolte gronde. Il entretient une correspondance avec son « aimée ». Un long et beau poème : puissance de la parole contre violence et répression : « Je fais travailler ma voix comme on fait travailler les gâchettes dans cette contrée. »

Wilbert FORTUNÉ

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