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Chronique : Mon amour de Dany Laferrière

 

CP : Agence France-Presse

Chez Dany Laferrière , il me plait un tas de choses, qu’il s’agit de l’homme ou l’écrivain si possible il est d’établir la différence. C’est monnaie courante chez ces auteurs qui mélangent fiction et réalité, qui vous parlent d’une matinée banale, d’un voyage anodin, d’un match de foot pour enfin parler d’eux mêmes. Je suis tombé amoureux d’un autre auteur du même accabit, Fatou Diome qui m’a fait le même effet.


Mes premiers souvenirs de Laferrière relèvent de l’innocence, j’étais ce petit garçon à qui on imposait la lecture des manuels scolaires, et un matin en circulant dans les rayons de littérature haïtienne de la bibliothèque Monique Calixte de la Fokal j’ai aperçu un titre accrocheur (je ne savais sûrement pas à cette époque ce que cela pouvait bien dire) : Comment faire l’amour…

Le petit garçon, découvrant à peine son corps, a voulu à tout prix connaître, et a su après lecture qu’il est possible de faire un livre à partir de presque rien : Des bribes de souvenirs, des conversations sans intérêts, des sujets tabous, et hop on fait un livre. Cela m’a plu. Et depuis, je lis presque tout de Dany Laferrière.

Je vous parlais au début de la personne. Je dois tout d’abord vous avertir. Je ne connais pas grand chose de lui. Je n’ai jamais pu entamer avec lui une conversation, par timidité ou par peur (peur de découvrir que je me suis trompé de l’image que je m’étais faite de lui) mais j’ai eu à l’entendre à plusieurs occasions et ce qui m’a le plus marqué c’est son charisme. Je me rappelle qu’une fois à la Bibliothèque Nationale d’Haïti, on nous avait invités, les étudiants en Lettres à l’Ecole Normale Supérieure, à une sorte de journée scientifique autour de la littérature dans le cadre du Festival Etonnant Voyageur, j’avais de très grandes attentes , j’attendais de lui qu’il présente quelque chose de corsée avec une thématique difficilement soutenable, ou d’avancer quelques problématiques mais il se présentait les bras ballants et se mettait à nous parler de lui. Au début, j’étais un peu déçu mais au final je me suis rendu compte que j’ai tellement appris de choses qui me hantent encore sans avoir pris aucune note. J’ai dû fermer mon calepin sans même le savoir.

De l’auteur , quelques amis, aussi fous que moi pour passer des heures à parler de littérature, (comme Jimson D., Jean J. Rolph James, Wilbert F.) avions l’habitude d’énoncer nos désaccords. Ils savent tous (je le sais aussi) que mon amour de l’écrivain obscurcit totalement mon jugement d’étudiant en Lettres mais cela n’empêche en rien de passer des heures à nous chamailler.
Peut-être que vous vous attendez à ce que je vous parle de ses œuvres, de vous donner mes impressions mais je compte vous éviter ce calvaire et vous donner la chance d’échafauder les vôtres. Un seul conseil, lisez ses livres, on ne sort pas bredouille d’un livre de Laferrière car on y trouve tellement tout.


RLC
21 juin

 

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